Ni volant ni commandes, juste une roue électrique ultraconnectée entre les jambes : c’est le poids de l’utilisateur qui fait avancer. Idéal pour les déplacements urbains.

Voilà l’objet indispensable pour les adeptes des déplacements 2.0. Exit les "fixies", Segway et autres vélos électriques. Place à la gyroroue ! Celles et ceux qui ont la chance d’emprunter régulièrement les voies sur berges piétonnières à Paris en auront sans doute croisé. Il s’agit d’une roue électrique que l’on serre entre ses deux jambes et qui communique avec le smartphone. Rien à voir avec le monocycle de Bozo le clown !

Amateurs de gadgets inutiles et encombrants, passez votre chemin. Le Ninebot est un engin tech et design : une roue alimentée par un moteur électrique, le tout coincé dans un coffrage minimaliste. De part et d’autre de l’appareil, deux cale-pieds sur lesquels il faut se hisser. Aucune barre de guidage, de boutons et autres commandes. A l’image du Segway, c’est le poids qui fait avancer ou freiner, que l’on se positionne vers l’avant ou bien vers l’arrière. Cela s’appelle l’autobalancement ! Le Ninebot One est équipé d’une technologie gyroscopique qui permet de se stabiliser et de garder l’équilibre.

Un apprentissage nécessaire

Une fois juché sur la machine, l’impulsion provient du poids du corps. La sensation de vitesse est bien là, jusqu’à 20 kilomètres-heure. Et quelle sensation de glisse ! C’est assez magique… Il faut tout de même compter une à deux heures pour maîtriser les deux techniques essentielles : le démarrage et le virage.

Mais une fois passé l’apprentissage, à vous la liberté. Au moment où les fabricants de vélos électriques commencent à réfléchir au moyen de les rendre 2.0, la gyroroue s’inscrit déjà pleinement dans ces nouveaux moyens de locomotion connectés. Une connexion Bluetooth permet de le relier au smartphone. Via une application gratuite, il est ainsi possible de le prendre en main pour gérer sa vitesse, la distance parcourue, la température du moteur, l’autonomie de la batterie, les différents effets lumineux de l’appareil, voire même l’assiette du terrain…

Un vrai tableau de bord indispensable, notamment pour réguler sa vitesse sur les trottoirs (elle est limitée à 6 kilomètres-heure). Le smartphone se transforme alors en véritable télécommande. Et ce n’est pas tout. Ninebot France travaille sur une nouvelle application pour développer un réseau social autour de son engin. L’idée est simple : constituer une communauté et permettre à ses différents membres de géolocaliser les utilisateurs près de soi.

Sur la longueur, le Ninebot One affiche une autonomie très appréciable. Il permet de rouler pendant 20 à 30 kilomètres. Il pèse 13,8 kilogrammes, il est donc facile à transporter au bureau, par exemple. Une poignée a été prévue à cet effet. Parfait pour les déplacements urbains. Ce nouveau moyen de transport est vendu 999,90 euros, soit le prix d’un vélo électrique. Mais tout est une affaire de style.

On aime : 

-La glisse
 : amateurs de fun et de glisse, vous serez servis. Voilà un moyen de locomotion proche des sensations d’un skate ou d’un snowboard. 
-Le prix : le Ninebot One est moins cher que son concurrent leader du marché, Solowheel. 

On aime moins : 

-L’entraînement
 : il faudra passer par un temps d’apprentissage avant de maîtriser l’engin.
-Le poids : 13,8 kilos, un peu lourd sur la distance.